La fessée

C’est un art. C’est un vice. C’est un sévice.

Certains l’aiment douce, subtile, progressive, chauffante.

Je l’aime claquante, piquante, cinglante, bruyante.

Je l’aime implacable.

Je l’aime intolérable.

J’aime sentir la chaleur du postérieur sous mes claques impitoyables.

J’aime voir les chairs tressauter de façon hypnotique sous ma main qui s’abat inlassablement à un rythme méthodique que rien ne vient perturber, ni les gémissements, ni les cris, ni les suppliques, ni les larmes.

J’aime sentir peu à peu la douleur envahir ma paume également. J’aime cette connexion qui s’établit à travers de rituel érotico-éducationnel qui est ancré dans l’imaginaire et parfois dans les chairs des quadragénaires et plus qui avons connu cette époque pas si lointaine ou claques et fessées rimaient encore avec éducation.

J’aime le rosé, le rouge, le violet et le noir qui se dessinent alors, que depuis longtemps, les suppliques se sont faits lancinantes et les larmes ont perlé, coulé et dégouliné.

J’aime sentir la peau se gonfler et se déformer.

J’aime quand la frénésie s’empare de moi et que corps et main vibrent à l’unisson, et que finalement les tremblements de ma soumise suppliciée m’invitent à laisser cette main loin de son postérieur pour que les coups se transforment en caresses qui dans un premier temps restent douloureuses poru finalement réconforter et soulager.

C’est alors que le lien qui nous unit est entier. Que je suis ce maître aux sombres désirs assouvis et qu’elle est simplement celle qui m’a comblé de son abnégation.

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